Lorsque les deux parents exercent ensemble l’autorité
parentale (coparenté),
les allocations familiales continuent d’être payées
à la mère, par la caisse
d’allocations familiales du père. Pour les allocations
familiales, la situation reste exactement la même que s’il
n’y avait pas eu de séparation.
Si l’enfant habite officiellement chez son père, les
allocations peuvent lui être payées. Il lui suffit
de le demander par écrit à sa caisse d’allocations
familiales. Il peut même déjà recevoir les allocations
familiales à partir du mois suivant sa demande.
Les parents peuvent aussi faire verser les allocations familiales
sur un compte ouvert au nom de l’enfant pour lequel ils ont
tous deux une procuration.
Le régime de la coparenté est applicable jusqu’à
ce que l’enfant atteigne l’âge de 18 ans.
Ensuite, les allocations familiales sont payées au parent
chez qui l’enfant habite, par la caisse d’allocations
familiales de ce parent.
Le régime de la coparenté peut être maintenu si l’enfant majeur réside alternativement chez les deux parents pendant des périodes d’une même durée. A cet effet, complétez le formulaire Hébergement alterné de durée égale d'un enfant majeur et envoyez-le à votre caisse d’allocations familiales.
Que faut-il faire en cas de séparation ?
En cas de séparation de fait ou lorsque des parents qui
n’étaient pas mariés ensemble se séparent,
la caisse d’allocations familiales considère que le
régime de la coparenté est d’application.
Mais lorsqu’au cours de la procédure de divorce ou
d’une procédure d’attribution du droit de garde,
le juge a confié l’autorité parentale à
un des deux parents, vous devez communiquer ce jugement à
la caisse d’allocations familiales.
La commune avertit la caisse d’allocations familiales lorsque
le divorce a été prononcé. La caisse demandera
dès lors qu’on lui transmette le jugement (ou la partie
du jugement) et l’acte notarié qui concernent l’autorité
parentale. Elle en a besoin pour pouvoir continuer à payer
les allocations familiales.
Dans l’intérêt des enfants (par exemple pour
recevoir des allocations familiales plus élevées),
un des parents peut céder son droit aux allocations familiales
à l’autre. Votre caisse d’allocations familiales pourra vous fournir plus d’informations à ce sujet.
Exemple :
Jean et Ingrid se séparent et entament une procédure
de divorce par consentement mutuel. Jean est ouvrier, Ingrid est
chômeuse de longue durée. Pour leurs enfants, qui habitent
chez Ingrid, ils optent dans l’acte notarié pour la
coparenté. Rien ne change donc pour les allocations familiales
à la suite du divorce : la caisse d’allocations familiales
de Jean continue de payer les allocations familiales à Ingrid.
En tant que chômeuse de longue durée, Ingrid peut toutefois
obtenir un supplément social si Jean lui cède son
droit aux allocations familiales. Dans ce cas, la caisse d’allocations
familiales d’Ingrid paie à cette dernière les
allocations familiales majorées d’un supplément
social.